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Parution : L’Épreuve de l’invisible, de David Dupuis

David Dupuis, anthropologue et psychologue, chercheur à l’Inserm, commissaire de l’exposition Visions chamaniques au musée du quai Branly, a publié au printemps L’Épreuve de l’invisible. Carnets d’anthropologie psychédélique (Seuil, coll. « La Couleur des idées »).

Couverture de L'Épreuve de l'invisible. Carnets d'anthropologie psychédélique, de David Dupuis (Seuil, 2026)
David Dupuis, L’Épreuve de l’invisible, Seuil, coll. « La Couleur des idées », 2026. © Éditions du Seuil
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Claude Régy, Par les abîmes

Claude Régy (1923-2019) est l’un des metteurs en scène les plus singuliers du théâtre français. Par les abîmes, documentaire d’Alexandre Barry tourné en 2003, le montre chez lui, dans une grande maison aux pièces vides, en train de parler de son travail. Reprenant une formule de Jon Fosse, Régy dit que faire du théâtre est « une sorte de prière sacrilège » ; une prière qui ne s’adresse pas à Dieu, mais « s’élève en dehors de nous, vers autre chose que nous ». C’est de cette tension vers l’inatteignable qu’il fait le lieu même de la création.

Alexandre Barry, Claude Régy, par les abîmes, documentaire, 2003.
Le film est visible sur la chaîne YouTube de Patrick Le Saumon.
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Parution : Théâtre et hypnose, sous la direction de Mireille Losco-Lena

Le spectacle de théâtre peut-il être pensé comme une séance d’hypnose ? C’est l’hypothèse que met à l’épreuve Théâtre et hypnose. Explorations sensibles et théoriques, ouvrage collectif dirigé par Mireille Losco-Lena et préfacé par Joris Mathieu, qui vient de paraître aux Éditions universitaires de Dijon.

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The Encounter : circulation transatlantique d’une technologie mayoruna ?

Le 12 octobre 2026, l’Institut national d’histoire de l’art (INHA, Paris) accueille la journée d’étude « Théâtralités entrecroisées : circulations transatlantiques des savoirs et des pratiques de la scène », organisée par Leonel Martins Carneiro (Universidade Federal do Acre, UMR Thalim). C’est la première rencontre du réseau de recherche « Théâtralités entrecroisées et pratiques de la scène », qui réunit des chercheurs et des artistes autour des circulations transatlantiques de savoirs et de pratiques théâtrales, et des rencontres, médiations, transmissions et transformations qu’elles produisent sur la scène. Cette première journée porte sur les échanges entre les savoirs et pratiques des peuples autochtones des Amériques et ceux de groupes non autochtones, et sur leurs effets sur les imaginaires, les formes et les pratiques de la scène, du XVIe siècle à nos jours. Bilingue (français-portugais), elle croise l’histoire, les études théâtrales, la littérature, l’anthropologie, l’ethnoscénologie et la pratique artistique, et réunit des chercheurs venus d’Amérique, d’Europe et d’Afrique, en quatre tables rondes.

Lundi 12 octobre 2026, 9h-18h, INHA, salle Vasari, 2 rue Vivienne, 75002 Paris. Inscription obligatoire, places limitées : https://forms.gle/61TCJnRAqHvCgnbAA

Je présente dans cette journée d’étude une communication intitulée « The Encounter : circulation transatlantique d’une technologie mayoruna ? ».

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Ma thèse référencée sur la bibliothèque d’ARTCENA

Ma thèse de doctorat, Des matériaux chamaniques au devenir-chamanique de la scène contemporaine. Étude du cas de Qui Som? de la compagnie Baro d’evel (2024), soutenue en juin 2026 à l’Université Rennes 2 sous la direction de Mireille Losco-Lena et Brigitte Prost, vient d’être référencée dans le catalogue de la Bibliothèque d’ARTCENA — le Centre national des arts du cirque, de la rue et du théâtre.

La notice en donne le résumé, et l’accès au manuscrit intégral, consultable et téléchargeable.

Discours liminaire, soutenance de thèse

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du jury, je vous remercie d’avoir accepté de composer cette assemblée et d’avoir consacré le temps nécessaire à la lecture de ce manuscrit. Je remercie tout particulièrement mes rapporteurs, Monsieur Michaël Houseman et Monsieur Amos Fergombé, pour leurs comptes rendus et la pertinence de leurs remarques, ainsi que Madame Sophie Lucet et Monsieur Sébastien Baud d’avoir bien voulu prendre part à cette discussion. Je remercie enfin mes directrices, Madame Brigitte Prost et Madame Mireille Losco-Léna, qui ont accompagné ce travail. Dans les vingt minutes qui viennent, je voudrais revenir sur le cheminement qui m’a conduit à entreprendre cette thèse, sur la façon dont ce travail s’est construit, s’est déplacé, et sur ce vers quoi il a fini par tendre.

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Souvenirs d’un sorcier

Il ne faut pas attacher aux devenirs-animaux une importance exclusive. Ce seraient plutôt des segments occupant une région médiane. En deçà, l’on rencontre des devenirs-femme, des devenirs-enfant (peut-être le devenir-femme possède sur tous les autres un pouvoir introductif particulier, et c’est moins la femme qui est sorcière, que la sorcellerie, qui passe par ce devenir-femme). Au-delà encore, on trouve des devenirs-élémentaires, cellulaires, moléculaires, et même des devenirs-imperceptibles. Vers quel néant le balai des sorcières les entraîne‑t-il ? Et où Moby Dick entraîne-t-elle Achab aussi silencieusement ? Lovecraft fait que son héros traverse d’étranges animaux, mais enfin pénètre dans les ultimes régions d’un Continuum habité d’ondes innommables et de particules introuvables. La science-fiction a toute une évolution qui la fait passer des devenirs animaux, végétaux ou minéraux, à des devenirs de bactéries, de virus, de molécules et d’imperceptibles.

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Resumo da tese

Dos materiais xamânicos ao devir-xamânico da cena contemporânea

Estudo de caso de Qui Som? da companhia Baro d’evel (2024)

Segundo Camille Decourtye e Blaï Mateu Trias, os dois fundadores da companhia franco-catalã Baro d’evel, uma das tramas ocultas do espetáculo Qui Som? (2024) reside na «necessidade íntima de fabricar rituais para se sentir ligado a algo maior do que nós em nós mesmos». Ora, desde o Renascimento, o teatro ocidental secularizou-se ao cortar o vínculo que unia o oficiante às forças invisíveis. Este retorno do sagrado na cena contemporânea explica-se por uma tomada de consciência do colapso do vivente devido às perturbações climáticas. Com efeito, a virada ontológica em curso na sociedade moderna traduz-se artisticamente pelo desdobramento de imaginários e gestos oriundos do xamanismo. Assim, a abordagem artística de Camille Decourtye e Blaï Mateu Trias situa-se na confluência do teatro sagrado dos herdeiros de Artaud, das práticas rituais dos ativistas ecológicos e da cena desantropocêntrica. Mobilizando os conceitos da antropologia contemporânea, mostramos como essa companhia extrai «materiais xamânicos» para construir Qui Som?. Sem jamais pretender ser xamãs, Camille Decourtye e Blaï Mateu Trias oficiam em cena como «palhaços metafísicos»: operando aquém do regime simbólico, tentam fazer coincidir diferentes planos de realidade — o íntimo e o cósmico, o humano e o não humano, o visível e o invisível, o real e o imaginário — para alcançar o que denominam «a beleza». Um horizonte inacessível, uma empresa sempre recomeçada. Dessa forma, a relação íntima que mantêm com o invisível inscreve Qui Som? num «devir-xamânico» do teatro.

Des matériaux chamaniques au devenir-chamanique de la scène contemporaine