Archives par mot-clé : mauvais genre

Présentation du carnet

Bienvenue dans ce carnet de recherche
J’ai créé ce carnet dans le cadre de ma thèse de doctorat initialement intitulée “Imaginaires et gestes chamaniques sur la scène contemporaine” pour expliquer ma démarche et partager l’évolution de mon travail de recherche. Il compile les fiches de plus de 80 compagnies composant un corpus d’œuvres et d’artistes ayant un lien avec l’imaginaire chamanique, corpus qui s’est resserré pour les besoins de ma thèse sur le spectacle Qui Som?de la compagnie Baro d’evel. Dans ce carnet, vous trouverez bien sûr mes articles et mes références bibliographiques, mais surtout toutes les ressources qui m’enthousiasment (mes coups de cœur), celles que j’ai envie de partager avec vous au fil de mes découvertes : podcasts, vidéos, articles de presse et universitaires , extraits de catalogues d’exposition ou d’œuvres poétiques… Si ma recherche vous intéresse, n’hésitez pas à entrer en contact avec moi pour que nous échangions ensemble! Amicalement, Martin

Ma biographie

Martin Geoffre a exercé pendant 20 ans en tant qu’administrateur de compagnies et organisateur de fêtes techno. Il participe aujourd’hui à la préfiguration d’un pôle international dédié au Théâtre Visuel, inspiré de l’œuvre de Philippe Genty. Il consacre l’essentiel de son temps à sa thèse de doctorat en Études Théâtrales à l’Université de Rennes 2 commencée en 2021 sous la co-direction de Mireille Losco (Université Lyon 2 – ENSATT) et Brigitte Prost (UFC).

Continuer la lecture de Présentation du carnet →

La schizophrénie et le Livre des Changements


Philip K. Dick

Schizophrenia & the Book of Changes, paru dans Niekas, n° 11, mars 1965
Traduction d’Emmanuel Jouanne, révisée

Dans de nombreuses espèces de formes de vie comme chez les animaux de pâture, un individu nouveau-né est plus ou moins projeté au sein du koinos kosmos (l’univers collectif) immédiatement. Pour un agneau ou un poney, l’idios kosmos (l’univers personnel) disparaît la première fois que la lumière lui frappe les yeux — mais un enfant humain, à la naissance, dispose encore de quelques années d’une sorte d’existence semi-réelle devant lui : semi-réelle au sens où, jusqu’à ce qu’il ait quinze ou seize ans, il demeure capable, dans une certaine mesure, de rester pas tout à fait né, pas tout à fait indépendant ; des fragments de l’idios kosmos subsistent, et ni tout ni même partie du koinos kosmos ne se sont encore imposés à lui.

Le fardeau du koinos kosmos ne pèse pas avant ce à quoi l’on se réfère délicieusement comme étant les coups de « la maturité psychosexuelle », ce qui renvoie à ces temps bénis où, dans les classes supérieures, l’on demande à cette jolie fille de la rangée de devant si elle aimerait prendre un soda après les cours, et où elle dit NON. C’est ça. Le koinos kosmos s’est ancré. Préparez-vous, jeune homme, à un long hiver. Bien plus — et bien pis — vous attend.

Continuer la lecture de La schizophrénie et le Livre des Changements →

note d’intention — juin 2021

Les seules démarches artistiques qui m’interpellent vraiment sont celles dans le champ du sacré qui cherchent à produire une bombe dont la déflagration permettrait un réordonnancement du Monde. Aussi, cette citation de William Burroughs résonne-t-elle profondément en moi :

Continuer la lecture de note d’intention — juin 2021 →